Repartir la machine…

 

Départ de Hearst ! Les Gars qui ont réparés ma roue n’ont pas voulu que je paye, Jean m’a même donné les rayons de spar . Wow! Tout le monde à été tellement gentil avec moi la bas que ça donne envie de rester. J’ai vraiment aimé être la. Finalement, c’est une chance que ma roue ait brisé.

Au départ, la première heure de vélo à été terriblement dure, mon corps ne voulait pas . Rien a faire, pas de jus, pas de force, pas de motivation, rien. Après deux heures de torture à essayer de me fouetter le sang, j’abandonne, une pause ou alors je craque. 30km en deux heures, 126 à faire dans la journée. Me reste donc 6 heures de l’enfer que je viens de vivre… J’ai envie de pleurer, je mange, je me couche un peu la tête sur la table à pique nique. Pourquoi? La grande question. Pourquoi vouloir faire ce voyage quand j’ai tout pour être heureuse à Québec ? Pourquoi?Pourquoi? Pourquoi?

Pour moi, pour me mettre à l’épreuve, pour voir de quoi je suis capable, toute seule, par moi même, pour moi. Pour assumer 100% des échecs et 100% des victoires, pour me pousser à mes limites. Pour voir. J’ai toujours trouvé qu’on voyait claire au-delà des limites. J’ai toujours cru que les limites devaient être dépassées. Vraiment? Je ne sais plus.  Ok. Je relève la tête. Je dois repartir. 14h, 14+6=20h , je dois pédaler plus vite si je ne veux pas arriver si tard. Ça va être terrible , un coup de pédale à la fois, aller, tu sais très bien que ce n’est pas ta limite…Elle est proche, oui, je la sens, mais ce n’est pas ça, j’ai encore des ressources, pas beaucoup de forces mais de la volonté. Je pense, je roule, je me concentre sur la route, j’evite de regarder mon compteur et Je me rends à Kapuskasing vers 18h00, reste 26 km avant le camping. Rien pour dormir ici sauf des motels. Je dois continuer à tout prix alors je me pose sincèrement la question, peux- tu le faire? Je ne sais pas. Je décide de donner tout ce que je peux et j’arrive au camping à 19h30. En montant ma tente, je me dis: -enfin chez moi!! Ça fait 3jours que je dors à l’hôtel, c’est un réel plaisir de retrouver mes affaires. Je me couche en arrivant, zéro énergie, demain il annonce de la pluie et j’ai 100km à faire…

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