Go les filles!

On l’a fait!

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Voyager en vélo-camping est difficile. On pourrait facilement faire la comparaison avec la vie. Il y a des obstacles, des difficultés mais quelques fois il y a des tremplins, des rewards tellement grand qu’on comprend instantanément pourquoi on se donne tout ce trouble!

En vélo, on doit prioritairement se laisser du loose, se donner des objectifs journalier mais toujours et absolument garder à l’idée qu’ils sont des phares et qu’on peut les atteindres le lendemain. Parfois, on les dépasse, d’autres fois on se surprend, mais toujours, c’est Dame Nature qui a le plus gros mot dans l’histoire. En vélo-camping, on passe partout, on arrête partout. Aller aux toilettes, acheter de l’eau, de la nourriture, tout devient une occasion pour parler avec les gens des lieux. Chaque 6 ou 12 Km, il y a des habitants, des lieux à découvrir,quand on passe rapidement en voiture 120 ou même 400 km, on manque tellement de chose si on ne prend pas le temps.

La Gaspésie, ce n’est pas seulement le roché Percé, la Gaspésie c’est plusieurs régions, toutes tellement différentes les une des autres!

IMG_1183 Il y a des paysages autour de cette péninsule  qui sont digne des plus beaux ouf, souvent, on ne les voit pas en voiture, on dort dans l’auto, on regarde la route, on trouve ca loin le rocher Percé, on se dit souvent à la fin du voyage que finalement on a fait beaucoup de route pour bien peu. La Gaspésie que j’ai vu à Vélo est 100% différente de celle que j’avais vu en voiture à trois reprises. Oui, ca été très difficile, mais ce que j’en garde à jamais vaut 10 fois ces efforts. Maintenant, la Gaspésie, je l’ai dans le coeur, en expériences et en rencontres.

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Au moins y pleut pas!

Au moins y pleut pas!

Dernière journée sur la pointe nord. Encore beaucoup de vent, des fois de face, des fois de dos, il tourbillonne dans les vallées, nous pousse dangereusement de côté dans le descente. Le vent fait parti de la Gaspésie comme l’odeur de la mer et des rosiers sauvages comme les Dixie Lee, comme les anses à ci ou à ça.  Je suis épuisée à la fin de nos journées, je crois sincèrement que les derniers 150km ont été plus difficile que la montée de Roger Pass ou encore celle du lac Louise.  Des pentes trop abruptes nous ont obligée à pousser les vélos, c est dure sur le moral… Rendues à Forillon, un autre team de vélo-campeur nous avoue qu’ils ont pris le bus pour le boutte rough (76$pour les deux) de Ste-Madeleine à Forillon . Je suis fière de l’avoir fait all by myself  mais je n’ai plus la force de suivre notre itinéraire de départ. Revenir par murdocville et les montagnes du parc de la Gaspésie sera trop difficile, nous passerons plutôt par la baie des chaleurs. Environ 200 km de plus mais pas de pente…

Deux jours plus tard, ca devait etre une blague du monsieur du Rona a Gaspé ça pas de pente sur la côté sud, y’en à moins, et des moins mongols mais y’en à en TA pareil. 

Ok, histoire d’une journée typique.

Cadran à 5h30-6h30 (Max!), c’est hyper motivant d’avoir fait 30km avant qu il y ait trop d’auto sur la route ou qu’il fasse trop chand!

Café, déjeuner, ramasse de vaisselle, ramasse de campement (je ne suis pas encore trop réveillée alors molo sur la jasette). Ah oui, vérifier les vélos, pression de pneus, rayons…
Départ du camping, 7h30-8h30, dure de faire mieux!
On roule! Tranquillement les premiers 10km, ensuite on pousse pour 10 autres K, ensuite une pause bouffe ( idéalement dans halte) et on pousse un autre 10-20 si le vent est bon. Déjà 30k sans douleurs ! Il est environ 11h …oui, ça passe vite et quand l’objectif de la journée est 100k et qu’il commence à faire très chaud, ça peut être décourageant. Il faut boire et mange beaucoup, ça prend du temps pour trouver l’eau et s arrêter manger. Ok, un autre 10 K avant le lunch! De retour sur les vélos après dîner, 10k de jambes molles de digestion, 20k de bonheur pur et simple (quand tout va bien), collation, dodo à l’ombre si on a de l’avance ou si c est nécessaire. Il est environ 17h30. Reste 20-30k, on a faim, c’est difficile, aller on fait ce qu on peut!
Arrivée au camping! ( presque toujours 5-10K de plus loin qu’on croyait ( JAMAIS avant)
Monter le campement, faire le souper/ prendre sa douche ( selon le plus urgent!) l’avaler la vaisselle, se préparer au dodo, parler des objectifs du lendemain, rire beaucoup de la journée, se rappeler des bons moments, être tellement contente d être la par nos propres moyens!
Repartir encore et encore!

Demain, objectif Carleton, 110K. 

Haute…Gaspésie!

La haute Gaspésie

Départ de Matane, on laisse l’auto au camping et on part pour un loop de 800km. 2messieurs ne se genent pas pour rire gentiment de nous quand ils apprennent notre itinéraire ..ha ha ha ! Attendez de voir la côté de rivière madeleine! Ha ha ha ha! Ça va vous prendre une heure juste dans celle-la! Haha bah! Coudon, ça doit pas être si pire que je me dis ( hey! J’ai traversé les rocheuses!)  France ne dit rien, on verra ça rendu la…on repart, ils rient encore.

 Aucune idée de ce qui nous attend réellement, on va prendre un km à la fois…
….Trois jours depuis Matane, nous progressons lentement, la Haute Gaspésie me donne chaud! La route longe le fleuve  longtemps, il n’y a pas toujours  un accotement et dans ces endroits, l’asphalte est plus que maganée. Il faut faire attention, une crevaison, une chute ou un souffle de 53′ est si vite arrivé! Aujourd’hui, j’ai chuté. Un mauvais reflex+ de la fatigue+ une maneuvre imprudante et Bang! Sur le coude, l’épaule, le côté, la jambe un peu. Un splatch sur la chaussée, j’ai eu peur, j’avais les jambes molles, tout va ok, les morceaux sont encore après la madame.

Il vente, il fait magnifiquement soleil et tout se passe très bien. Le deuxième  soir, c’est un soleil rouge qui se couche pour nous dans la fumée des grands feux de forêts de la rive nord. Un peu surréaliste, j’en ai vu des spots de couleurs et des tâches sombres toute la soirée après ça!

Et maintenant, je suis au bord de la mer, du golf qu’il faut dire mais l’odeur, les vagues, le pas de terre à l’horizon, pour moi c’est la mer ici à Grande Vallée.

Aujourd’hui, le découragement n’était pas loin. Hahaha! Qu’ils disaient les bonhommes de Matane. Ils avaient raison, une heure au moins pour les montées. En fait, 4heures pour 16 km, mais c’est réussi! La prochaine, fois que vous passerez entre Ste-Madeleine de la rivière Madeleine et Grande Vallée, vous aurez une pensé pour les cycliste!

On avance, on avance, on recule pas!

On avance ! On avance! On recule pas!
Retour
Jour1

Départ de Mtl en fin d’avant-midi, direction île des sœurs, St-Lambert , Brossard, Chambly. Dure dure journée pour sortir de la ville et rejoindre la campagne. Marieville sera notre premier arrêt du retour. Environ 80km pas de montée importante, juste les belles Montérégiennes dans le décor . Beaucoup de sentiers en poussière de roche. Ça avance, ça recule pas, aucun doute la dessus mais c’est difficile. Je ne suis pas en forme, j’ai quelques kilo de plus à trainer. Fin De l’après-midi, on cherche la piste qui nous mènera de Chambly à Granby. Un couple de vélo-campeurs nous suivent, on se retrouvent tous tout perdus à l information touristique. Ils vont à Victo, des gentils heureux/positifs! 
On se trouve un camping, un stop SAQ, almost there… Et puis, je dors une heure, Isa se fait une ami, Brigitte vient à notre rencontre, un soupe, on rit, on fête autour du feu, on est des gitanes, des vagabonds, on est libres et bientôt on se couche car demain on reprend la route.

Jour 2

Mariville – parc Yamaska

Dormi comme une bûche au son des Gros wawarons compétitifs du faux lac devant la tente. Levée de travers, au ralenti, sur le idle speed jusqu’à tard, je ne serai pas jasante aujourd’hui. (je ne suis jamais jasante mais des fois c’est pire!) on arrive à Granby, la piste est très belle, elle longe le réservoir Choinière et nous amène au parc Yamaska. Un parc SEPAQ inconnu! On décide de s’arrêter là, petite journée de 50 km. Un site Bienvenue cycliste sur le bord de l’eau nous attendait, on est toutes seules à des km à la ronde. Wow sur tout, la parole me revient, j’aime la forêt, ses bruits, sa lumière et un peu (beaucoup) moins ses habitants vampires !

Jour3

Parc Yamaska – St-Charles de Drummund

Suivre une biche en buvant son café, faire lever une perdrix , voir des dindons sauvages. Quitter le parc en se disant qu’on a trouvé un bon spot, à refaire, à revenir, en canot avec des enfants ca serait magique! 

Retour à la réalité, beaucoup de poussière de pierre sur la cyclo Campagnarde , piste qui relit le parc à Drummondville. Grosse journée en perspective, la chaleur se met de la partie, on traverse la ville, rien a déclaré, Drummund c’est Drummund. Le vélo tient bon, la madame tient bon, tout va ok. 

Jour4

Drummund-Lyster(près de Dosquet, ça vous aide?)

Première vrai journée chaude! Pour le meilleur et pour le pire. Direction Victoriaville par la 122. 50km rapido le vent semi-dans-le-dos, rendues au centre ville de Victo la chaleur est accablante, on stop à la cyclogare, on se diminue la température à la clim en chargeant nos Itrucs et autres bebelles. On repart pour luncher et ensuite un autre 50 km de poussière de pierre. Je trouve ça though, vraiment, je pousse et pense aux montées de la Gaspésie qui m attendent dans quelques jours. Faut aimer l’aventure! 

À 19h on vote à l’unanimité pour le seul motel de la place. Lyster ce sera! Restera 75km avant Québec…mais ça c’est demain…

Jour5

Lyster-Québec

Dernière journée de ce mini voyage! Déjà et enfin. Je suis un peu triste le matin car je sais que les bons moments que je partage avec Isa tirent à leurs fin. Je suis chanceuse d avoir eu une compagne si vive, enjoué et pas plaignarde! Une though, c’est ce que ça prend. Nous quittons rapidement la piste des bois-francs pour tomber sur la piste de Lobinière. Un très bon vent nous pousse, Vite vite, on rit, on niaise, on est heureuse.   Il fait chaud mais rapidement on voit le pont, St-Rédempteur, St-Nicolas, youpi !!! On arrête de dire bonjour à ceux que l’on croise, y’en a trop et on aurait l’air trop bizarre. C’est la ville.

Je quitte ma compagne sur le pont de la troisième, j’ai le cœur gros mais je garderai précieusement ces quelques jours de folie à vélo!

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Nouveau départ. Objectif : MTL

Nouveau départ, nouvelles aventures. 
Je retrouve enfin la route, les grands espaces et la liberté!  Dame Nature reprend tout naturellement sa place de maestro, elle donne, elle reprend, elle force ou pousse à bout. Elle aura le dernier mot toujours, mais de lui résister en vivant dehors m’apparaît comme étant encore  une belle victoire.

Je retrouve  les sourires complices des autres cyclistes, les hochements de tête de ceux et celles qui veulent, qui voudraient ou qui vont partir un jour. Isa ma joyeuse complice est en feu, même sous 40mm de pluie, même au froid! Ça fait plaisir d être deux!

Si vous avez croisé deux filles à vélo sous la pluie au centre ville, c’était nous! 126km sous 40mm de pluie et beaucoup de vent de dos. Et maintenant?

Jour 0 !

Re PartieRouler. Qc-Mtl, pour se réchauffer !

Départ de Limoilou demain 9h.

Au plaisir!

Vélo pas pire ok!

Le retour, le début de tout…

Trois rivières, dernier matin.

Je me réveille dans un lit blanc, propre et chaud. Les yeux bouffis par les allergies. Je suis entrée dans la chambre hier accueillie par un Pouiche de tue-odeurs. Tit-machine de pouiches réguliers, ça regarde mal. Le pouiche-pouiche ça nettoie pas, mon corps réagit, pas grave ce soir je serai chez moi, aller hop debout ma grande!

120km vers la maison, dernière étape. Je suis nerveuse, même ce matin, même hier matin, je n’aime pas la nervosité, la fébrilité, l’inconnu. J’aime la routine. La mienne se termine aujourd’hui. 8 semaines de vélo, de camping et de bouffe-parce-qu’il-faut-bien-manger. 8 semaines de vacances, de rencontres, d’ouverture et de découvertes. 8 semaines, de routines avec moi, d’écoute, de respect, d’indulgence pour mon corps. Oui, je reviens changé. Incarnée un peu plus, moins en deuxième plan peut-être, plus là pour moi. J’aimerais être avec moi ce que je suis pour les autres, ça s’apprend y parait, j’étais à l’école un peu cet été.

Je m’invente une chanson pour rire: Yeux bouffis, sent’l’pourrie, tit-oeil, gros-oeil…cogne cogne la caboche! Eau froide, ca aide! Brrrrr.

Eau-bouillante, café en poudre, gruau, routine… Préparer le vélo, inspection des rayons, gonflage de pneus, routine…Mettre les saccoches, le casque, le compteur a zéro, dernière fois pour tout. Y’a de la brume, je suis sur la 138 au bord du fleuve, la route que je faisais en moto seule quand je me sauvais un après-midi sans rien dire à personne. Je prends les églises en photo, ça m’a manqué les églises. Dans le ROC, y’en a pas. Je connais les villages que je traverse, je me sens chez moi, mais je suis fatiguée. 120km, ça me parait peu en comparaison de 5000km, mais c’est beaucoup, ça m’aide a réaliser tout ma force! Québec-Mtl en deux jours avec 80 lbs, c’est pas rien que je me répète pour y croire.

Champlain, Ste-Anne de la Pérade, Deschambault-Grondines, Cap-Santé, Neuville, St-Augustin, Vanier…Boulevard Hamel « On a les plus belles boules en villes!» AH! Vanier, comment l’oublier! Faut vivre avec, mais honnêtement, entre vous et moi, ça pas d’allure!

Piste cyclable, juste après le Broue-Bouffe-serveuses-super-sexies (Vive l’égalité entre les hommes et les femmes…Ok, je garde ça pour un autre blogue…), Chez nous!

On me text, t’es où? Tout près. J’arrête, j’ai les jambes molles. Oui J’AI PEUR! Je l’avoue, j’ai toujours peur dans la vie, que je sois à Québec ou n’importe où. Cet été, j’ai fait faire un tour à mes peurs pour voir ailleurs si elles y étaient. J’en ai perdu en chemin, j’en ai moins et je vais continuer d’avancer pour pas qu’elles me rattrapent!

Les amis sont là, Pat prend des photos, Eric fait le drôle, Isa s’occupe que je sois correct, France veille sur tout, Stephanie est là avec un bébé neuf, Alexandre, Francois le magnifique papa, Gino si droit, Dominic et André si près! et tout ceux que j’aime et qui ne sont pas là, Maman, papa, Marie, Julie, Martin, Élie, Antoine, Jusitne, Florence…

Je vous aime!

Le meilleur et le pire…

 

 

La piste du petit train du nord commence à Mont-Laurier et elle se rend presque à MTL. Je vais rouler les premiers 200km dessus (Mont-Laurier à St-Jérome). La première section est en asphalte durant 93 beaux km souvent en forêt, le long d’une rivière  ou encore au bout des champs. La pluie commence alors que j’ai environ 50km de fait, ça tombe. Je fais la fine sous mon kit de pluie, ha ha, j’en ai vu d’autre! Une heure plus tard, y pleut encore plus! Ça arrête plus, c’est impressionnant toute l’eau qui tombe, je suis encore au sec mais je m’inquiète pour ce qu’il y a dans mes saccoches. Je n’ai pas eu autant de pluie depuis mon départ. Encore plus tard, je m’abrite, je mange, je réfléchie. Changement de plan possible: analyse en court… Je ne peux pas monter ma tente sous cette pluie, j’ai déjà froid et je ne suis pas certaine que mon linge de rechange est encore sec. Je décide d’attendre pour voir, je ne crois sincèrement pas que cette pluie va durer. J’arrive à Labelle, il pleut, y’a un motel au coin de la lumière, changement de plan effectif. 48$ pour la nuit! Wow ! L’aubaine!

J’aurais du aller au camping, je ne pouvais pas savoir… La chambre est pire que tout ce que j’ai vu. Insalubre est le mot. Y’a un gros cadenas sur la porte a l’exterieur et une poignée de porte cheap, la porte a été defoncée plusieurs fois à voir les réparations sur le cadre. Pas safe. Ça  sent le cadavre humide dans la salle de bain, y’a un gros trou, une plaque enlevée beaucoup de saletés et DES mouches en plus. Ok. Rationnel à la rescousse! Ouf mon rationnel est inébranlable ! Je conclue que je dois mangé rapidement, qu’on verra la chambre plus tard, coudon. J’appelle France, elle sort ses trucs de l’auto, elle vient d’arriver…j’ai l’impression que ça fait une semaine en un jour. 400km à faire pour moi.

19h je mange du poulet trop cuit, sûrement réchauffé toute la journée!

20h je reviens à la chambre et décidé de ne pas prendre ma douche.

20h30 je décide de dormir dans mon sleeping humide

21h au camping au moins j’aurais pris ma douche.

21h30 pas de wifi, demain je pars à 7h…. BEuRK! BEURK! Même la porte de la toilette fermée ça pue!

6:25AM, Grillons d’Apple, vite je sacre mon camp d’icitte! À 7hoo je suis au resto de la gare juste à côté de la piste cyclable . J’espère que je ne me suis pas empoisonnée par le nez, infecter de moisissures ou faite attaquée par des puces ou tout autre choses vivantes et pas cool. La madame de la gare est gentille, elle fait comme si j’avais l’air normal…J’ai l’impression d’avoir dormi dans un sac (Une expression de Josip un collègue qui me disait ça quand j’arrivais fripée au boulot) dans un sac qui puait en plus cette nuit.

Le déjeuner est parfait, y’a plein de jeux d’échecs en décoration, ça va mieux, je me laverai ce soir… 175km de prévu (dans mes rêves) sinon 107 km jusqu’à St-Jérôme. La piste est en poussière de pierre, ça va moins bien mais ça pourrait être pire, au moins je ne creuse pas de roulière. Ça monte, j’ai chaud, aller crème solaire, on est pas à une couche près! Je passe près de quelques lacs, y’a des maisons? (chalets!) pas possible, je comprends ou je suis en arrivant à la gare de Mont-Tremblant. Ça sent l’argent icitte! Beaucoup Beaucoup de pancarte PRIVÉ . PRIVÉ ici. PRIVÉ là. Interdiction de ci de ça , sous peine de poursuites légales! Ou la la , On se sent chanceux d’avoir le privilège de passer si près d’autant de richesse et de belle réussites sociales… Bon, je sens que je m’égare….

Retour sur la piste, ça va bien, après la montée ça descend tout plein! Ste-Agathe-des-Monts, Ça va vite et c’est beau! Un gros nuage noir arrive par surprise, splatch! Beaucoup d’eau en pas long, la poussière de pierre mouillée c’est plate. Une couche de plus, ça colle partout comme du plâtre… J’arrive à la gare de St-Jérôme bien décidée à dormir au premier camping. Une gentille Mélanie, trouve un camping à Ste-Sophie (15km), elle appelle, 36$ pas d’Internet . Ouin. On verra. Je mange un peu et je repars, le vent est bon. Je cherche la 158, une fois dessus le vent me pousse, 26-30km/h. Ste-Sophie 5; Joliette 50. Recalcul en court. 125km de fait, 18h00, à cette vitesse j’ai le temps! Je décide de foncer jusqu’à Joliette. .. Je me trompe de chemin, la 158EST à tournée à un intersection d’un village et pas moi. Après quelques km de discussion avec moi même je me rends à l’évidence, je ne suis plus sur la bonne route. Je demande à un monsieur qui vient de reconduire son recyclage au bord du chemin: – est ce que c’est la 158? Sourire . Il me répond c’est presque la 158! Il m’explique comment la retrouver, facile. J’arrive à St-Jacques à 19h30, Joliette 20, c’est loin, pas safe de repartir à cette heure… Limite en TK. Je demande à une femme au casse-croûte si il y a un camping ou une place pour dormir dans le village, rien a part au nord (15km) sinon Joliette. Elle me dit qu’elle habite un grand terrain et que je pourrais mettre ma tente la. J’hésite, je n’ai pas vraiment d’alternative, elle a l’air gentille, Linda, je dis ok. Le terrain est en fait un jardin de fleurs, les jardins de la passion, , des visiteurs viennent pour visiter les jardins, y’a même une toilette chimique ! René le proprio et sa femme sont très accueillant, Le jardin est très beau, je pense à Jean-Michel et Veninna, je prends quelques photos en visitant le jardins après avoir montée ma tente. Une autre fois la douche… Je me réveil dans la nuit, y’a une grange éclairée au sodium et au dessus un quartier de lune de la même couleur, y’a venus et jupiter, manque juste les étoiles qui tombent de percé. J’ai trop froid, je rentre, dommage…

Réserve sous la pluie

 

Belle journée sous la pluie avec France, je m’étais rendormie quand elle est arrivée. Sophie?h Anh?Heu?  J’articule:-Je suis dans la tente! Mêlée, endormie, contente, échevelée, pas douchée depuis val d’or, 0: , emplumée par mon sleeping bag. Bonjour! Bla bla… La route? Bla bla… la pluie? On se sert, je suis contente, je suis genée, ça fait longtemps.  On lunch dans l’auto à l’abri, le bonheur y’a le chauffage, on est au sec et bien assis! Pis y pleut, y pleut, y pleut. Y’a de la baguette, un paté, du fromage, du lait de soya, du pouding au chocolat maison, du nutella, plein plein d’affaires! Aussi une bâche pour faire un abri! On s’installe, avec des chaises en toile sous la bâche avec une bière, le gros confort ! On jase, comme si on s’était pas parlée depuis mon départ. C’était fou mais je suis contente! La pluie arrête, on en profite pour aller marcher, on revient juste à temps pour la prochaine averse. La journée passe trop vite, après un magnifique repas extra protéine, je roule, je voudrais mais je ne peux plus rien avaler. On ne fini même pas le vin, dodo! France s’est levée à 4AM et à  conduit 7hrs, la fatigue la rattrape et moi j’ai besoin de repos car demain faut que je reparte! 

7h26AM, je réfléchie à la journée que je prévoyais. Ça pas d’allure. Faudrait que je parte tôt, sortir du parc…130-140km. Je choisie de partir plus tard et de profiter de la présence de France. On se lève relaxe, je cuisine un super déjeuner avec tout ce que France a dans sa boîte bleu on pourrait inviter le camping au grand complet! Pain doré , bacon, banane, sirop, jus d’orange, lait, nutella, fromage! ouf! Faut déjà penser à ranger car le retour à Québec prendra 7h aussi … Je décide de faire le bout jusqu’à Mont-Laurier en auto, ça me sort du parc et après y’a plus de ville. Rendue la, le au  revoir est difficile, je pourrais être à Québec ce soir dans mon lit. Je mets mes bagages sur le velo et je repars. C’est sous un ciel menaçant que je roule, 93km a faire..bye bye, merci pour tout! Merci!